Sotouboua 3 : Le conseil municipal ouvre sa 3ème session ordinaire sous le signe de la gestion foncière et du civisme fiscal
Fidèle au calendrier républicain et conformément aux textes en vigueur, le conseil municipal de la commune de Sotouboua 3 s’est réuni ce lundi 6 juillet 2026, pour l’ouverture de sa troisième session ordinaire de l’année. C’est la salle de l’église catholique de Tchébébé, chef-lieu de la commune, qui prête son cadre à cette rencontre trimestrielle essentielle pour l’avenir de la collectivité.
L’ouverture officielle s’est déroulée sous la présidence du maire, BANGUINA Kékéou, en présence de AKAKPO Nyagoulamba, secrétaire général de la préfecture de Sotouboua, représentant le préfet.

Dans son allocution d’ouverture, le maire a d’emblée salué l’engagement des conseillers municipaux qui, malgré les exigences des travaux champêtres propres à cette période dans une commune rurale, ont répondu présents.
Marquant le passage au second semestre de l’année 2026, le maire a invité l’assemblée à dresser un bilan lucide des six (6) premiers mois : « Qu’est-ce qu’on a fait ? Qu’est-ce qu’il reste à faire ? Il est temps de mettre un break, de regarder dans le rétroviseur et de voir ce qu’on peut corriger pour les mois à venir. », a-t-il martelé.

Le point d’orgue de son discours a porté sur la préservation des réserves administratives, qualifiées de patrimoine stratégique. Face aux risques de spéculation et d’occupations irrégulières, M.BANGUINA a insisté sur l’urgence de sanctuariser ces espaces, indispensables aux futures infrastructures publiques (écoles, marchés, centres de santé). Il a également mis l’accent sur le traçage et le marquage des rues, un levier d’urbanisation humaine et harmonieuse. À cet égard, un hommage a été rendu au Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, pour l’impulsion donnée à la réforme foncière à travers le Code foncier et domanial.
Le maire a enfin fait un point d’étape satisfaisant sur l’élaboration du Plan de Développement Communal (PDC), nourri par les récents forums communautaires, les enquêtes de terrain et les consultations de la diaspora basées à Lomé et à l’étranger.
Prenant la parole au nom du préfet, le secrétaire général de la préfecture, AKAKPO Nyagoulamba, a rappelé que la régularité de ces sessions est le pilier d’une gouvernance locale transparente et redevable.
Déclinant l’ordre du jour, le représentant de l’État a mis en exergue trois axes prioritaires :
- L’évaluation : faire le point sur la mise en œuvre des décisions de la précédente session.
- La planification : sécuriser le patrimoine foncier pour prévenir les conflits.
- L’autonomie financière : accentuer la sensibilisation au civisme fiscal par des actions de terrain.
« Le développement d’une commune repose, en grande partie, sur sa capacité à mobiliser ses ressources propres », a rappelé M. AKAKPO, exhortant les élus à faire comprendre aux populations que le paiement des taxes locales est un acte de solidarité communautaire. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de la Cinquième République de consolider le processus de décentralisation pour un développement inclusif.
Au-delà des orientations globales, les conseillers municipaux auront à approfondir des dossiers concrets et importants pour le quotidien des administrés au cours de cette session.
Les débats porteront notamment sur l’aménagement de la salle devant abriter le Bureau du Citoyen (BdC), le site de construction de la future Brigade Territoriale de Tchébébé, le suivi du chantier des nouveaux locaux de la mairie, ainsi que l’optimisation des recettes perçues au niveau des bouchons sur l’axe routier Tchébébé-Kaza.
Les travaux, placés sous le signe du dialogue constructif et de la responsabilité partagée, se poursuivront dans les prochains jours avec pour unique boussole l’intérêt général et l’amélioration des conditions de vie des populations de Sotouboua 3.
Brice EWAI



