Société

Modernisation de l’état civil au Togo : Blitta 1 au cœur des consultations

La salle de délibération de la mairie de Blitta-Gare a servi de cadre ce jeudi 1er octobre 2026, au forum de consultation de la commune de Blitta 1 sur la réforme du système d’état civil au Togo. Cette rencontre constitue une étape importante de la consultation nationale initiée par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières. Prévue du 28 septembre au 10 octobre 2026 dans vingt (20) communes du pays, cette démarche vise à recueillir les propositions des acteurs locaux en vue d’une réforme adaptée aux réalités du terrain.

L’assistance.

Les travaux ont débuté par le mot de bienvenue du 1er adjoint au maire de Blitta 1, Monsieur ATONGA Tanrandjana, représentant le maire. S’adressant à l’assistance, il l’a invitée à participer pleinement aux échanges.

« Nous sommes ici dans le cadre du processus de réforme du système d’état civil togolais. Chacun est appelé à donner ce qu’il pense, à poser des questions et à contribuer afin que cette rencontre puisse aboutir à de bons résultats », a-t-il déclaré.

A sa suite, Monsieur LARE Baltché, coordonnateur d’état civil du Grand Lomé et chef de mission, a transmis les salutations du ministre de tutelle. Il a expliqué que la révision de la loi n° 2009-010 du 11 juin 2009 doit permettre d’adapter le cadre juridique aux évolutions technologiques, à la décentralisation et à la digitalisation.

« L’état civil est bien plus qu’un simple service administratif. Il constitue le socle de l’identité juridique des personnes et le premier maillon de la relation entre le citoyen et l’État », a-t-il souligné, en référence notamment à l’ODD 16.9 et à l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Table d’honneur.

Ouvrant officiellement les travaux, le préfet de Blitta, Monsieur ANAKPA Mani, a rappelé l’importance de l’identité dans la vie de chaque citoyen. « Un homme sans identité est comme un arbre sans racines. Il existe, mais son histoire et ses droits restent difficiles à établir », a-t-il affirmé.

Il a salué la vision du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, et souligné l’importance de cette consultation qui permet de rapprocher la future législation des réalités vécues par les populations.

Les participants ont apprécié cette démarche participative. Pour le chef de canton de Blitta-Gare Monsieur TCHALIM Ekpaou, leur implication est une « grande première », les chefs étant souvent les premiers témoins des naissances et des décès dans les villages.

Mlle MADOU Aïcha, secrétaire à l’ONG CARD a, pour sa part, salué des échanges « très ouverts et constructifs », estimant que l’accès à l’identité juridique constitue une véritable protection pour les enfants.

A Blitta 1, les échanges ont ainsi permis de recueillir des expériences et propositions locales, contribuant à la réflexion nationale pour un état civil plus accessible, fiable, sécurisé et adapté aux réalités des populations.

Plusieurs acteurs ont pris part à cette rencontre d’échanges notamment les forces de défense et de sécurité, les officiers d’état civil, les chefs traditionnels et comités de développement à la base, les responsables religieux, les agents de santé et acteurs de la société civile.

La Cellule Communication de Blitta 1.

 

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