Blitta : Le cabinet « African Assistant’s Office » s’installe pour booster le civisme fiscal
La commune de Blitta 1 franchit une étape importante dans l’accompagnement de ses acteurs économiques. Ce samedi 25 avril 2026, le cabinet de fiscalité « African Assistant’s Office » a officiellement ouvert ses portes, avec pour mission de réconcilier les contribuables avec leurs obligations citoyennes.
La ville de Blitta dispose désormais d’un allié stratégique pour son développement économique. La cérémonie d’ouverture officielle du cabinet African Assistant’s Office s’est déroulée ce samedi dans une ambiance solennelle, réunissant des conseillers municipaux de la commune de Blitta 1, le chef de bureau de l’Office Togolais des Recettes (OTR), des opérateurs économiques ainsi que les proches du promoteur.
À la tête de cette initiative, M. HALIABA Essodinam, juriste-fiscaliste de formation. Lors de son allocution, il a tenu à préciser que son cabinet ne se limitait pas à la simple gestion comptable. Fort de sa spécialisation en fiscalité et de son expertise en droit des affaires, il entend offrir un accompagnement complet aux opérateurs économiques de la préfecture, que ce soit sur les questions juridiques, comptables ou fiscales.
Pour le promoteur, la rentabilité financière du cabinet n’est pas la priorité absolue. L’objectif central est avant tout pédagogique : instaurer une véritable culture du civisme fiscal au sein de la communauté.
« L’objectif premier ce n’est pas de faire de l’argent […] mais que la communauté acquière ce qu’on appelle le civisme fiscal, puisque c’est à partir de là que nous pouvons bâtir notre communauté », a martelé M. HALIABA.
Il a rappelé avec conviction que le paiement des impôts est le moteur essentiel du financement des infrastructures publiques et des services sanitaires dont la population a besoin.
Le promoteur a profité de la présence des élus locaux pour lancer un appel à la coopération, déplorant certaines pratiques d’interférence qui freinent parfois le travail de recouvrement. Il a sollicité l’appui de la mairie pour faciliter l’organisation de colloques et de séances de formation visant à vulgariser les textes fiscaux auprès des citoyens.
Présent à l’événement, le chef de bureau de l’OTR de Blitta a salué l’arrivée de ce cabinet, y voyant un relais nécessaire entre l’administration fiscale et les contribuables. Prenant la parole pour encourager l’initiative, il a déclaré : « L’administration fiscale a besoin de partenaires crédibles comme African Assistant’s Office pour instaurer un dialogue de confiance avec les entreprises. Nous encourageons les opérateurs économiques à solliciter ces experts pour éviter les erreurs de déclaration. Payer ses impôts n’est pas une punition, mais un acte de participation à la souveraineté nationale. Nous sommes prêts à accompagner ce cabinet dans sa mission de sensibilisation. »
La nouvelle est accueillie avec soulagement par les entrepreneurs locaux. Pour de nombreux citoyens désireux de créer leur entreprise, l’inquiétude liée aux formalités administratives et fiscales semble s’estomper.
- Kossi, commerçant à Blitta, confie avec espoir : « Souvent, nous avons peur d’ouvrir une société à cause des papiers et des impôts que nous ne comprenons pas. Savoir qu’il y a maintenant un cabinet ici, avec des spécialistes qui peuvent nous expliquer et nous aider à être en règle, c’est une grande chance pour nous. Cela va nous permettre de travailler plus sereinement. »

La cérémonie s’est achevée par la présentation officielle du personnel du cabinet, suivie d’un cocktail convivial, marquant le début d’une nouvelle ère pour les affaires à Blitta, cabinet situé juste à côté du terrain municipal (dans l’immeuble de l’ancien chef de canton SIMNA). Désormais, chaque citoyen porteur de projet dispose d’une adresse de référence pour transformer son idée en une entreprise structurée et pérenne.
Brice E.




