Blitta 1 : Quatre (04) ménages modestes récompensés pour leur propreté exemplaire
La salubrité publique n’est pas seulement une affaire de sanctions, c’est aussi une question de motivation. Ce vendredi 12 juin, le Centre international de conférence de Blitta (CICB) a accueilli la cérémonie officielle de remise des prix de la 1ère édition du concours « Ménage de la semaine ».

Initiée par l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASAP) en collaboration avec la commune de Blitta 1, cette action vise à encourager les comportements citoyens et à transformer durablement le cadre de vie des populations.
Pour l’ANASAP, la propreté urbaine repose sur deux piliers complémentaires. D’un côté, la brigade de salubrité publique (composée de policiers et de gendarmes) s’occupe de la répression et des amendes pour ceux qui ne respectent pas les règles. De l’autre côté, le concours « Ménage de la semaine » vient récompenser et motiver les habitants qui font des efforts au quotidien.

Ce concours s’adresse spécifiquement aux ménages à revenus modestes qui, malgré des moyens limités, consacrent du temps et de l’énergie à la gestion de leurs déchets. Les maisons de haut standing, où les systèmes d’assainissement sont déjà intégrés dès la construction, ont été exclues de cette catégorie.

Pour faire partie des lauréats, les équipes de l’ANASAP et de la mairie ont vérifié cinq éléments stricts dans chaque foyer :
- L’abonnement à un service de précollecte : Avoir un contrat ou des tickets mensuels avec les jeunes qui ramassent les ordures en tricycle.
- La présence d’une poubelle conforme : Disposer d’une poubelle bien couverte pour éviter les mouches et les maladies. Le tri des déchets (séparer le dégradable du plastique) est un grand plus.
- Le respect des infrastructures publiques : Ne pas jeter d’ordures dans les caniveaux ou les bassins de drainage des eaux de pluie.
- La propreté des sanitaires : Maintenir les douches et les WC propres, sans mauvaises odeurs, avec une bonne gestion des déchets hygiéniques.
- L’entretien de la cour et des alentours : Sarcler devant la maison, balayer et éliminer les objets (pneus, boîtes de conserve) où l’eau peut stagner et attirer les moustiques.
Au total, 04 lauréats ont été sélectionnés après plusieurs phases de sensibilisation sur le terrain : deux dans le quartier Sous l’antenne (Blitta-Village) et deux dans le quartier Campement (Blitta-Gare). Chacun est reparti avec un chèque de 100 000 FCFA.

Cet argent est destiné à soutenir leurs efforts : il permet par exemple de prépayer un an d’abonnement au ramassage des ordures, d’acheter des poubelles plus adaptées pour le tri, ou encore d’embellir la concession avec des pots de fleurs ou de la peinture.
Le témoignage de Mme ARONGO Kossiwa, lauréate du quartier Campement :
« Quand les équipes sont passées dans nos concessions il y a deux mois pour nous expliquer le concours, je n’imaginais pas que mes efforts quotidiens allaient m’apporter une telle joie aujourd’hui. Chez moi, au quartier Campement, nous faisons attention à ne rien jeter par terre et à bien couvrir notre poubelle.
Recevoir cette enveloppe de 100 000 FCFA est un immense soulagement. Cela va me permettre de payer l’abonnement du tricycle pour toute l’année et d’acheter de nouvelles poubelles pour mieux séparer les plastiques. C’est la preuve que la propreté apporte la santé, mais qu’elle peut aussi nous aider financièrement. Mes voisins m’ont déjà dit qu’ils allaient faire la même chose pour le prochain tour ! » Mme ARONGO Kossiwa, lauréate du quartier Campement.
La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles, militaires, des conseillers municipaux et des Volontaires d’engagement citoyen (VEC).

Monsieur ABADJENE Nadhoun, 2ème adjoint au maire de Blitta 1, a rappelé les mots de Mahatma Gandhi : « La propreté est le fondement de la santé », en invitant toute la population à faire de la salubrité une habitude quotidienne. Le secrétaire général de la préfecture, KATANGA Esso-Hounâ, a quant à lui insisté sur le fait que l’entretien du cadre de vie est un devoir citoyen qui soutient les efforts de l’État.
Enfin, BOBA Balouki Maxime, directeur des études et projets à l’ANASAP, a clos la rencontre en liant cette initiative aux directives de protection, de rassemblement et de transformation portées par le Président du Conseil. Il a félicité les lauréats, désormais officiellement nommés « ambassadeurs de la propreté » dans leurs communautés respectives.
Brice E.




