Du déchet à l’engrais bio : La révolution verte des femmes de Blitta avec AMEA Power
Le site de la centrale solaire photovoltaïque de Blitta a servi de cadre, ce jeudi 23 avril 2026, à une célébration hors du commun de la Journée Internationale des Droits des Femmes. Sous l’impulsion du Groupe AMEA TOGO SOLAR, cinquante femmes et jeunes filles de la localité se sont réunies non seulement pour honorer leurs droits, mais surtout pour devenir des actrices clés de la transition écologique à travers la gestion des déchets.

Alors que le monde a célébré les droits des femmes en mars, le Groupe AMEA TOGO SOLAR a choisi de marquer le coup en différé pour inscrire cette journée dans l’action concrète. Dès l’ouverture, l’ambiance était studieuse et enthousiaste. M. YAO ELOM, Responsable HSE à AMEA POWER, a accueilli les participants en présentant la vision de la société : allier l’énergie solaire au bien-être des populations locales.
Le ton de la journée a été donné par Mme YAO Amivi Eméfa, Responsable Sociale à AMEA POWER. Dans un discours inspirant, elle a rappelé que l’autonomisation des femmes passe par la maîtrise des défis quotidiens, notamment celui de la salubrité : « Transformer nos déchets en ressources, c’est un acte de souveraineté et de résilience pour nos familles », a-t-elle déclaré, tout en lançant officiellement l’initiative des Clubs des Ambassadrices Vertes.
L’événement a bénéficié d’un soutien institutionnel fort. Prenant la parole, M. ABADJENE A. Nadhoun, 2ème adjoint au maire représentant le maire de Blitta 1, a salué cette initiative qui s’aligne sur les priorités de la commune : « La municipalité de Blitta 1 se réjouit de voir des partenaires comme AMEA POWER s’investir dans le capital humain. En formant nos mères et nos filles à la gestion des déchets, vous soulagez la commune d’un fardeau environnemental tout en créant de la richesse. Ces femmes ne sont plus seulement des citoyennes, elles deviennent des partenaires du développement urbain. », a-t-il souligné
Pour couronner cette phase protocolaire, le Préfet de Blitta M. BATOSSA Boukari a officiellement lancé les travaux : « Cette journée témoigne de ce que la femme togolaise est au cœur de la vision de développement de notre pays. En lançant ces activités, j’exhorte chaque participante à voir au-delà de la formation : voyez une opportunité de changer le visage de nos quartiers. Que Blitta devienne le modèle de la revalorisation écologique grâce à vous. »

Le moment fort de la journée a été sans conteste l’atelier pratique animé par l’agro-écologiste GLIGBE Kokou Kekeli. Sous son regard expert, les participantes ont découvert la fabrication du BOKASHI, un engrais bio liquide et solide obtenu à partir de déchets ménagers et agricoles.
« On jetait nos restes de cuisine sans savoir qu’ils pouvaient nourrir nos champs. Avec le Bokashi, nous allons réduire nos dépenses en engrais chimiques et produire des légumes plus sains pour le marché de Blitta. C’est une véritable bénédiction pour nos coopératives. » a laissé entendre une femme agricultrice
La table ronde qui a suivi a permis de croiser les regards entre femmes entrepreneures et jeunes élèves. Pour marquer cet engagement, des poubelles de tri ont été distribuées aux filles des sept établissements scolaires invités.
« Je suis fière de rentrer à l’école avec ces connaissances. Dans mon club, nous allons apprendre aux autres camarades à ne plus jeter les sachets et les restes n’importe où. Nous sommes désormais les gardiennes de l’environnement de notre école. » a témoignage une élève, future Ambassadrice Verte

En fin de journée, Mme YAO Amivi Eméfa a repris la parole pour clôturer l’événement. Elle a insisté sur le rôle de « multiplicatrices d’impact » que doivent désormais jouer les participantes.
La cérémonie s’est achevée dans une ambiance festive avec une collation offerte à tous, mais surtout avec la promesse que les Clubs des Ambassadrices Vertes ne sont que le début d’une transformation durable pour Blitta. À AMEA TOGO SOLAR, la lumière ne vient plus seulement des panneaux solaires, elle brille aussi dans les idées de ces femmes prêtes à changer le monde, un déchet à la fois.
Brice E.




