Société

Blitta 1 : Les élus locaux et les populations mobilisés pour la 5ème édition de la campagne de reboisement

À l’instar de l’ensemble de la communauté nationale, la commune de Blitta 1 a marqué d’une pierre blanche la journée du vendredi 5 juin 2026. Élus locaux, autorités administratives et populations se sont fortement mobilisés à Pagala-Gare pour donner le ton de la campagne de reboisement de cette année. Une initiative qui s’inscrit l’ambitieux programme décennal du gouvernement togolais visant à mettre en terre un milliard d’arbres à l’horizon 2030.

Pour cette 5ème édition, initiée sous la houlette de l’honorable député ATCHOLI Aklesso, l’objectif est de mettre en terre entre 16 800 et 17 000 plants de différentes espèces sur une superficie totale de 16 hectares à travers les 7 cantons de la commune. Ce projet vient renforcer les réalisations des quatre années précédentes qui comptabilisent déjà près de 40 hectares reboisés. L’accent est mis cette année sur les zones dénudées, le milieu urbain pour créer des îlots de fraîcheur, mais aussi sur les rives de la rivière Anié afin de restaurer la forêt galerie, lutter contre l’érosion et préserver la ressource en eau.

Sur le site de Pagala-Gare, qui a accueilli le lancement officiel des activités, ce sont 6 667 plants de Khaya senegalensis (caïlcédrat) qui ont été plantés sur une superficie de 6 hectares. Afin de garantir la survie de ces jeunes pousses, le Capitaine PIDASSA Essodina, Directeur préfectoral de l’environnement de Blitta, a procédé à une démonstration technique avant d’exhorter l’assistance à un suivi rigoureux : « Une chose est de planter, mais l’importance c’est l’entretien, le suivi des plants », a rappelé le Capitaine PIDASSA Essodina, tout en saluant l’engagement de la municipalité. « Nous allons nous organiser avec nos éléments et la population pour la surveillance de ces plants contre les feux de brousse et la divagation des animaux. La sensibilisation est déjà entamée dans les communautés. »

Cette approche technique et durable est pleinement partagée par les autorités politiques régionales. Présent aux côtés des communautés, le conseiller régional Joël NIMON a conduit les participants à observer l’évolution des reboisements des années précédentes, tirant des leçons concrètes pour l’avenir. Selon lui, la clé du succès réside dans la protection continue et non dans la quantité brute.

Le conseiller régional a ainsi insisté sur la nécessité de ne pas surcharger les espaces : « Quand on n’a pas mis beaucoup de plants sous-terre, tous ces plants ont presque réussi. Comparativement aux autres endroits où ils ont exigé de mettre assez de plants, on s’est rendu compte que la plupart ne survivent pas. Il faut élargir l’espace au fur et à mesure que les arbres grandissent. », a-t-il dit.

Il a également rappelé l’importance de préserver les essences naturelles locales comme le karité et le néré, ces derniers faisant l’objet d’une attention particulière de la part du ministère de l’Environnement cette année.

L’un des faits marquants de cette mobilisation à Pagala-Gare reste la forte participation des femmes. Organisées et conscientes des enjeux, elles perçoivent ce projet environnemental comme un levier d’autonomisation économique et sociale.

Mme DIRBOGA, porte-parole des femmes présentes, a exprimé cette vision avec conviction : « Nous les femmes, nous sommes déjà organisées. Nous allons nous mettre en œuvre pour que ces plants soient rentables demain pour notre pays. En tant que femmes, nous savons que nous avons besoin de bois pour la cuisine […] Les feuilles nous aident aussi à avoir les tisanes. Ces plants nous serviront un jour pour extraire peut-être le miel. »

En structurant leurs actions autour de coopératives, les femmes de Blitta 1 lient ainsi l’impact écologique aux bénéfices domestiques et à la création d’activités génératrices de revenus, telles que l’apiculture et la médecine traditionnelle.

Par cette forte mobilisation, la commune de Blitta 1 démontre que la réussite de la politique verte du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, repose avant tout sur l’appropriation locale des projets et un suivi communautaire rigoureux.

La Rédaction.

 

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