La préfecture de Sotouboua célèbre la 7ᵉ édition de la fête de la nouvelle igname sous le signe de l’unité et de la cohésion sociale

La préfecture de Sotouboua a célébré avec éclat, ce samedi 5 septembre, l’apothéose de la fête préfectorale de la nouvelle igname. Désignée sous l’appellation trident « Kiyèna-Foudoulem-Rodjoubi » reflétant respectivement les langues kabiyè, tem et nawda , cette grande manifestation annuelle constitue le symbole fort du vivre-ensemble et de la fraternité entre les diverses communautés qui peuplent la localité.

Rassemblés sur le terrain du CEG Sotouboua Ville 1, les habitants des trois communes de la préfecture, accompagnés de nombreuses personnalités, cadres, représentants du gouvernement et autorités traditionnelles, ont participé à cette cérémonie marquant le lancement officiel de la consommation de la nouvelle igname.

Prenant la parole pour ouvrir la série des interventions, BABAKE Pawoumodom, président du comité d’organisation, a souligné le caractère unique de cette célébration locale : « Au niveau des autres préfectures, c’est soit un simple nom comme « Yeke Yeke » ou « Kamaka », mais chez nous, pour vous montrer la diversité dans l’unicité, nous avons un nom composé : Kiyéna-Foudoulem-Rodjoubi. », indiqué.
Rappelant que la préfecture compte 158 864 habitants répartis dans 12 cantons et 3 communes selon le recensement de 2022, il a salué le travail accompli par les agriculteurs, tout en soulignant la diversification des cultures locales comme le manioc, l’arachide et le sorgho. Il a également exprimé sa gratitude envers les institutions et les programmes publics de soutien au monde agricole (ANSAT, MIFA, Agence de Transformation Agricole).

Dans son discours de circonstance, le préfet de Sotouboua, PALI TCHABI Passabi, a placé l’événement sous le signe du rassemblement et de la paix. Placée cette année sous le thème « La cohésion sociale pour le développement inclusif de la préfecture de Sotouboua », cette fête est une occasion privilégiée de transmettre les valeurs traditionnelles aux jeunes générations.
« La cohésion sociale n’est pas seulement une valeur à préserver, elle est une véritable force collective capable de porter le développement de notre préfecture. C’est unis dans la diversité de nos cultures et de nos sensibilités que nous devons œuvrer à transformer nos potentialités en véritables leviers de développement », a affirmé le préfet, inscrivant cette vision dans le cadre des orientations gouvernementales axées sur le triptyque « protéger, rassembler, transformer ».

De son côté, le chef du canton de Sotouboua, PELEYI Yao, chef de canton de Sotouboua a précisé la portée spirituelle et sociale de la fête : « L’igname, nous l’avons choisie pour symboliser la cohésion sociale et lancer sa consommation dans l’ensemble de la préfecture. C’est aussi l’occasion de dire merci aux ancêtres qui ont permis la pluie, qui ont empêché les rongeurs et tout ce qui pouvait participer au mauvais rendement des récoltes. »

En amont de cette journée d’apothéose, plusieurs initiatives à impact social et économique ont été organisées à l’intention des populations : Campagnes de dépistage et de sensibilisation portant sur le diabète, l’hypertension, les hépatites virales, les infections sexuellement transmissibles ainsi que la prise en charge de la personne âgée ; Ateliers de formation destinés aux producteurs sur les bonnes pratiques de culture de l’igname ; Sessions de sensibilisation sur l’utilisation éthique du numérique et l’insertion professionnelle, complétées par un match de football opposant une sélection des communes 2 et 3 à celle de la commune 1.
Une journée de réflexion sur le renforcement du tissu social ainsi qu’une prière musulmane pour la paix ont également marqué cette période.

La cérémonie s’est achevée par des prestations artistiques traditionnelles et une dégustation conviviale de mets préparés à base de la nouvelle igname. Les populations se sont quittées en se donnant rendez-vous pour l’édition 2027.
Raphael A. (reporter)
Brice EWAI (Rédacteur).




