Gestion locale : La commune de Blitta 2 examine son compte administratif 2025

La salle de délibération de la mairie d’Agbandi sert de cadre, depuis ce lundi 18 mai 2026, à la deuxième séance de la deuxième session ordinaire de l’année de la commune de Blitta 2. Durant deux jours, les élus locaux et les forces vives de la collectivité se penchent sur l’examen et l’adoption du compte administratif de l’exercice 2025.
L’ouverture des travaux s’est déroulée en présence du secrétaire général de la préfecture de Blitta, KATANGA Esso-Hounâ, représentant le préfet. Étaient également mobilisés les conseillers municipaux, les chefs traditionnels, les représentants des services techniques ainsi que ceux des organisations de la société civile et des populations locales.
Conformément à la loi portant décentralisation et libertés locales et au code général des collectivités territoriales, le conseil municipal doit impérativement valider la gestion de l’année écoulée avant le 30 juin. Ce rendez-vous de reddition de comptes permet de vérifier la concordance entre les chiffres du maire (compte administratif) et ceux du receveur municipal (compte de gestion).
Lors de son allocution, le maire de Blitta 2, MALOU Kodjo, a exprimé sa gratitude envers le Président du Conseil pour son appui au processus de décentralisation. Il a ensuite exposé la situation financière de la commune, dont le budget initial pour 2025 s’équilibrait en recettes et en dépenses à 195 410 614 francs CFA.
L’exécution budgétaire de l’année écoulée présente des trajectoires différentes selon les secteurs :
- Section de fonctionnement : Elle enregistre un déficit de 3 671 971 francs CFA, avec des recettes de 54 303 452 CFA (82,78 % des prévisions) face à des dépenses de 57 975 423 CFA (88,37 %). Ce solde négatif s’explique par la hausse des charges courantes et une mobilisation insuffisante de certaines recettes locales.
- Section d’investissement : Elle affiche une situation positive avec un excédent de 35 898 838 francs CFA. Les recettes ont été perçues à 100 % (64 892 028 CFA), tandis que les dépenses se sont élevées à 28 993 190 CFA (44,67 %). Cet excédent s’explique principalement par le fait que les projets liés au Fonds d’Appui aux Collectivités (FACT) affecté n’ont pas encore été réalisés.
Le résultat global de l’ensemble de l’exercice dégage un solde positif de 41 141 102 francs CFA.
Le maire a profité de cette tribune pour souligner l’impact direct des investissements de 2025 sur le quotidien des populations, totalisant 28 993 190 francs CFA (soit un taux de réalisation de 99,69 % des fonds FACT non affectés) :
- Infrastructures routières : L’ouverture et l’aménagement de rues dans la ville d’Agbandi pour un montant de 19 930 790 francs CFA, visant à fluidifier la circulation et dynamiser le commerce local.
- Éducation : L’acquisition et la distribution de 176 tables-bancs dans les établissements scolaires de la commune, pour une valeur de 9 062 400 francs CFA, afin d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.
Prenant la parole à son tour, le secrétaire general de la prefecture a rappelé : « La reddition de comptes n’est pas une simple formalité juridique, c’est le fondement même de la démocratie locale et le gage de la confiance entre les élus et les citoyens », a-t-il dit, tout en exhortant le conseil à une rigueur constructive pour optimiser la mobilisation des recettes en 2026.
Le maire MALOU Kodjo a invité les conseillers municipaux à analyser ces résultats avec rigueur et esprit critique, afin de tirer les leçons nécessaires pour optimiser la gestion budgétaire de l’année 2026.
La Rédaction.




