8 Mars à Blitta : Le FNFI, Moteur d’une Autonomie Féminine Sans Précédent au Togo

Réunies au Centre International de Conférences de Blitta (CICB) aux côtés de l’Honorable Azia Zibo Laouratou, Présidente de la Fédération des Bénéficiaires des Services Financiers, les femmes de la Région Centrale ont célébré la journée du 8 mars sous le signe de l’autonomisation. Cette rencontre a été l’occasion de dresser un bilan impressionnant de l’action du FNFI, dont les mécanismes de financement ont radicalement réduit la précarité chez des milliers de Togolaises.
La pelouse du terrain du CICB a vibré, ce dimanche 8 mars, au rythme de l’émancipation sous le thème « Droit, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ». Elles étaient des centaines, venues des quatre coins de la région, pour témoigner d’une métamorphose : celle de la femme togolaise, passée de la vulnérabilité à l’indépendance financière.
Au cœur des échanges, l’impact concret des produits du FNFI. De l’accompagnement des plus démunies aux ambitions des entrepreneures confirmées, la gamme de services financiers s’est révélée être un véritable levier de croissance.
- Le Produit APSEF (Accès des Pauvres aux Services Financiers) : Véritable bouffée d’oxygène pour les femmes en milieu rural, il permet d’obtenir des crédits allant de 30 000 à 100 000 FCFA pour lancer ou renforcer des activités génératrices de revenus.
- Le Produit NKODEDE : Destiné à celles qui voient plus grand, ce produit offre un financement de 1 à 5 millions FCFA au premier cycle, pouvant grimper jusqu’à 25 millions FCFA pour les entreprises d’envergure.

L’Honorable Zibo.
« Grâce au FNFI, la pauvreté a reculé. Aujourd’hui, la femme togolaise n’est plus celle d’hier : elle est debout, forte et actrice du développement de son pays », a martelé l’Honorable Azia Zibo Laouratou, Présidente de la Fédération des Bénéficiaires des Services Financiers lors de son allocution.
Sur le terrain, la théorie laisse place à la réalité du vécu. Awa, revendeuse de céréales à Sotouboua, ne cache pas son émotion : « Avant l’APSEF, je devais supplier pour un petit prêt à des taux usuriers. Avec mon premier crédit de 30 000 FCFA, j’ai stabilisé mon étalage. Aujourd’hui, j’en suis à mon troisième cycle et mes enfants ne ratent plus un jour d’école. »

Pour Essonam, transformatrice de produits locaux, c’est le cap de l’industrialisation qui a été franchi : « Le crédit NKODEDE m’a permis d’acheter ma première machine de mise en bouteille. Passer de l’artisanat à une petite unité de production était un rêve ; le FNFI en a fait une réalité accessible. »

L’Honorable Zibo a tenu à rendre un hommage appuyé au Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, pour sa vision d’une finance inclusive qui ne laisse personne de côté. Cette politique volontariste fait aujourd’hui du Togo un modèle cité en exemple à travers toute l’Afrique.
Sous le regard approbateur du Maire de Blitta 1, le Professeur Essohanam Batchana, le Préfet de Blitta, Batossa Boukari, a tenu à saluer la résilience et le dynamisme des femmes de sa localité. Dans son allocution, le Préfet a rappelé que l’accompagnement de l’État via le FNFI n’est efficace que si la chaîne de solidarité reste intacte. Il a insisté sur le fait que le respect scrupuleux des échéances de remboursement est un acte de citoyenneté responsable, soulignant qu’un prêt contracté est une dette d’honneur qui, une fois honorée, permet d’ouvrir les portes du crédit à d’autres femmes en attente de financement.
Toutefois, l’Honorable Zibo a tenu à rappeler une vérité fondamentale pour la survie de ce mécanisme de solidarité nationale : un prêt n’est pas un don. L’autonomisation passe par la responsabilité. Pour que le FNFI puisse continuer à transformer des vies, chaque bénéficiaire a le devoir moral et civique de rembourser ses crédits à échéance. C’est grâce au remboursement rigoureux des unes que le fonds peut se régénérer et s’ouvrir aux autres sœurs qui attendent encore leur chance. Le succès du FNFI repose sur cette chaîne de confiance.
Brice EWAI




